Le phosphore

Le phosphore
L’enrichissement excessif des eaux en phosphate provoque leur eutrophisation. Celle-ci se manifeste par une prolifération des algues et des herbiers, dans des zones où d’autres facteurs (température, éclairement, vitesse, nutriments) ne limitent pas le développement végétal. Ces conditions sont généralement réunies dans les plans d’eau et cours d’eau très lents (canaux, biefs)..

La Vire, pour la période 2000-2007 :

En moyenne depuis 2000, les concentrations en phosphore de la Vire moyenne et aval ne respectent pas le seuil maximal des 0,2 mg/l retenu par l’Europe pour le « Bon état ». C’est sur la Vire moyenne (Malloué) que les concentrations sont les plus fortes. L’augmentation des concentrations en période d’étiage, donc de dilution moindre, témoignent de l’impact des rejets directs de phosphates.

Les teneurs moyennes mensuelles en phosphore à la station de Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont (Vire amont) sont conformes à la classe du « Bon état » pour ce paramètre (de 0,05 à 0,2 mg/l).

A Malloué, située plus à l’aval, seule la moyenne mensuelle du mois de février est de bonne qualité. Entre mars et juin, les teneurs mensuelles sont de qualité moyenne (comprises entre 0,2 et 0,5 mg/l) et augmentent régulièrement. Les mois de juillet et octobre sont de qualité médiocre (comprises entre 0,5 et 1 mg/l), encadrant les teneurs de mauvaises qualité en août et septembre, période d’étiage. Les teneurs durant les mois d’hiver, novembre à janvier, sont de qualité moyenne.

A Pont-Hébert, les teneurs moyennes mensuelles sont de bonne qualité de février à avril, puis augmentent progressivement pour atteindre une qualité médiocre en octobre. Les teneurs diminuent ensuite sensiblement jusqu’en janvier.

limite inférieure de :
rouge : « mauvaise » qualité
orange : qualité « médiocre »
jaune : qualité « moyenne »
vert : bonne qualité

Le phosphore est un des constituants essentiels du milieu vivant. Il intervient dans la qualité et la précocité de la production végétale. Contrairement à l’azote, le phosphore n’a pas de phase gazeuse : il reste et s’accumule dans l’écosystème terrestre. Les sources anthropiques de phosphore sont partagées entre le secteur urbain, industriel et agricole. Ces sources peuvent être diffuses (ruissellement urbain et agricole…) ou ponctuelles (rejets des stations d’épuration domestiques et industrielles…).

L’année 2009 :

La situation hydrologique 2009 a été marquée par un mois de janvier très sec et un mois de février pluvieux. L’étiage a été relativement sec et long puisqu’il s’est poursuivi jusqu’à la fin octobre. Les fortes pluies de novembre ont généré des ruissellements relativement importants sur des sols très secs (BSH 2009).

En 2009, les teneurs mensuelles en phosphore total sont de bonne qualité, voire très bonne qualité.

Sur la Vire amont (St Germain de T.) : les concentrations les plus faibles se retrouvent entre février et avril puis augmentent régulièrement jusqu’en octobre.

Sur la Vire médiane et amont, les teneurs augmentent par à coup entre mars et octobre mais restent toujours de bonne qualité. les concentrations les plus fortes sont enregistrées à Malloué en février puis en décembre à Pont-Hébert et Malloué.