Les pesticides

Des pesticides dans nos rivières
Compte tenu du mode de contamination des eaux superficielles qui se fait par ruissellement des eaux à la surface des terrains, toutes les eaux d’origine superficielle peuvent être affectées lors d’épisodes pluvieux significatifs qui suivent l’épandage des produits phytosanitaires.

La présence de pesticides est avérée sur tous les points de mesure du périmètre. L’amont du bassin (sources de la Vire, Dathée, Brévogne) semble toutefois plus préservé.

Les stations les plus polluées sont l’Allière puis la Vire à Pont-Hébert et à Baudre. A Pont-Hébert, si les pics de diuron semblent se « tasser », ceux d’aminotriazole, AMPA et glyphosate sont plus fréquents.

Sur le bassin de la Vire : 57 molécules ont été détectées sur 381 prélèvements (de 2001 à 2009) dont 12 de manière prépondérante :

* 4 molécules ont été détectées dans plus de 10% des prélèvements : Atrazine déséthyl (21%), diuron (16%), triclopyr (14%) et AMPA (13%),

* 8 molécules ont été détectées dans 5 à 10% des prélèvements : Aminotriazole (8,4%), dinoterbe (8,3%), glyphosate et isoproturon (7,3%), métolachlore (6,8%), acétochlore (6,3%), atrazine (6%) et EDTA (5%).

Les molécules dépassant le plus fréquemment le seuil de 0,1 µg/l sont l’AMPA (8,4% des prélèvements), l’aminotriazole (7,6%), le diuron (7,1%) et l’EDTA (5,1%).
A noter : le diuron et l’aminotriazole sont souvent « utilisés » en tant qu’herbicide défanant-débroussaillant pour le traitement des allées de parc, jardin et trottoir, les espaces verts, pépinières, horticulture, golfs et terrains de sport. Le diuron est interdit depuis 2008.