Pourquoi un SAGE sur la Vire ?

 

Une hydrologie « contrastée » :
La gestion de la ressource en eau à l’échelle d’un bassin versant tel que le bassin de la Vire est complexe. D’une superficie de 1270 km², le bassin s’étend sur deux départements (la Manche et le Calvados) et 86 communes et dépassent largement les limites administratives traditionnelles.

La Vire se distingue par un régime hydrologique contrasté. Les débits moyens mensuels à Saint-Lô varient de 25 m3 en janvier à 2,6 m3 en août (moyenne de 1971 à 2017).

Cette écart important entre les hautes et basses eaux est lié au fait que les débits de la Vire sont essentiellement alimentés par les précipitations qui ruissellent en hiver sur le substratum imperméable du bassin versant.
A l’inverse lorsque ces précipitations sont moindres en été, la Vire ne bénéficie pas d’une nappe alluviale pour soutenir ses débits. 
Les crues et les tarissements y sont donc plus prononcés que dans d’autres secteurs de Basse- Normandie.
Et les situations exceptionnelles ne sont pas rares, ainsi en 1990, il s’écoulait à St Lô 245 m3/s le 15 février et 0,4 m3/s le 4 septembre suivant !

Ces problèmes quantitatifs conjugués aux perturbations qualitatives (blooms dystrophiques en été et ruissellement en hiver) sont accentués par la forte artificialisation de la partie moyenne et aval de la Vire. En effet, 14 barrages jalonnent encore la Vire de Pont-Farcy aux Veys.

Ces problèmes sont à l’origine d’une cohabitation parfois difficile entre usages de l’eau (eau potable, loisirs, hydroélectricité,…) activités économiques et patrimoine naturel (rivière à migrateurs, zones humides estuariennes).

Des enjeux forts autour de l’eau :
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Les premiers enjeux du futur SAGE portent sur la préservation de la ressource en eau potable, essentiellement produite à partir des eaux de surface, et de la baie des Veys, qui constitue une zone conchylicole et de pêche à pied majeure.

Le second axe de travail du SAGE porte sur la valorisation des potentialités piscicoles et halieutiques et la préservation de la zone humide estuarienne (en lien avec les travaux menés sur le SAGE Douve-Taute et sur le bassin de l’Aure).

A cela s’ajoutent des enjeux, plus récents mais non moins forts, autour de la gestion intégrée des loisirs liés à l’eau.